Bilan du Woofing (janvier)

Manon : Ayant vécu ce woofing à distance, j'ai été ravie ! Ça m'a vraiment fait du bien d’avoir des nouvelles des chevaux, de savoir qu’ils étaient chouchoutés. Et super contente de pouvoir continuer à faire vivre notre projet avec des photos films et témoignages, malgré la période de COVID qui bloque nos randonnées.... je garde espoir que tout s'arrangera bientôt ... ! et je suis sûre que ces partages ont permis à certains de nous connaître & se décider à venir un jour 💕 Ce 1er woofing était un réel test pour nous également, car c'est le tout premier que nous organisons. Il y a sûrement beaucoup de choses à améliorer et de choses à continuer aussi. On espère pouvoir améliorer cette expérience au fil du temps.

Malheureusement, pour les prochaines fois, nous n’avons plus les moyens d’organiser un woofing à 100%, c’est-à-dire offrir le logement et les repas, vu que nos activités de randonnées sont toujours à l’arrêt et que nous n’avons plus de rentrée financière (nos chevaux sont parrainés). Nous avons décidé de demander une participation de 5€/jour/ aux personnes qui souhaitent participer aux prochains " presque" woofing !



Voici les retours de nos woofeuses :


Hélo :


" Hello Manon ! 😊

Petit message perso pour te parler du woofing...


C'était une expérience magnifique et géniale !

Je commence vraiment à me rendre compte à quel point nous sommes chanceuses de l'avoir vécu malgré ces temps étranges...

Alors encore merci à toi et à Brahim pour l'opportunité et le bel accueil 🙂


Nous avons déjeuné avec Brahim et Manu aujourd'hui (Ophélie était sur la route pour l'aéroport), et je leur disais que ce qui m'avait le plus marqué, c'était cette mentalité de "Hamdoullah" et "Machi Mochkil" : j'ai développé ce mois-ci une paix et confiance dans la vie que je cherchais depuis longtemps. Difficile de me souvenir que j'étais angoissée et anxieuse avant... 😂

Je ne crois pas avoir jamais gardé aussi longtemps une tranquillité pareille, et quel plaisir de lâcher prise !

Il n'y avait plus de temps (d'heure, d'emploi du temps...), et j'ai adoré me laisser porter avec autant de facilité, je comprends pourquoi tu veux t'installer ici !


Avec les chevaux, j'ai mis du temps avant de prendre vraiment confiance je crois, parce qu'ils m'impressionnaient au début, et que je suis habituée aux codes de nos chevaux qui vivent en paddocks/prés et en troupeaux. Mais c'était une riche expérience et intéressant d'apprendre doucement à les connaître. J'ai eu deux frayeurs à pied avec Kimbo et Jimi la 2e semaine je crois, et j'ai perdu un peu confiance en moi à ce moment-là, mais ça n'a pas duré longtemps. Ensuite on les a monté et après quelques ruades, quand je me suis rendue compte, que oui, je savais très bien monter à cheval ! Et tenir dessus ! Et gérer ! Et justement être calme et confiante (j’ai quand même grandi sur des chevaux quoi!) Alors il n'y avait plus aucun problème, je me sentais bien avec chacun d'eux et comme je te disais, j'ai même créé quelques affinités, des fois avec Kimbo, mais aussi avec Nostress en qui j'avais vraiment confiance (j'aime bien garder le même cheval pour développer la relation avec lui 🙂).

J'avoue avoir eu du mal à assumer ma manière propre de travailler avec les chevaux, car je ne suis pas chez moi, et que ce ne sont pas les miens. J'imagine que c'est encore une question de confiance 😉 mais je me dis que je suis jeune (22ans), que ces dernières années j'étais rarement chez moi (donc près des chevaux) étant en études, et donc que je vais, à travers ce genre d'expériences, continuer à me développer et à affirmer mes connaissances et valeurs de l'équitation. Je sens déjà que ce woofing m'a beaucoup apporté.


Le fait qu'on était 5 aussi, c'était beaucoup de discussions et de blablas à peser le pour et le contre : parce que 5 personnes qui discutent c'est 5 avis partagés et débattus... On avait parfois l'impression d'être un peu livrées à nous-mêmes. Quand une de nous prenait le lead ça allait, mais quand on entrait en discussions, on se prenait un peu trop la tête par rapport à la mentalité d'ici je crois 😅

(Et c'est vrai qu'on se battait presque pour faire les boxes des fois 😆 enfin façon de parler bien sûr)

Au final on s'est vraiment toutes super bien entendues, on a créé des liens très fort et on parle de se revoir dès que possible en France ou ici au Maroc ! Ou en Belgique ! Se faire des weekends retrouvailles, où Brahim et toi seront les bienvenus !! 😊


En vérité il y aurait vraiment beaucoup à dire, si tu as des interrogations particulières n'hésite pas 😉 mais c'est en gros ce que je voulais te partager !


En tous cas, j'ai hâte de te rencontrer un jour, et de revenir...

Et si un jour vous passez en Normandie, n'hésitez pas à vous arrêter à la Ferme-Équestre de Bois-Guilbert 😊 chez moi, vous êtes les bienvenus !

Malgré qu'ils soient en boxe, je trouve que vos chevaux sont aimés et chouchoutés, et même si j'étais triste au début en arrivant, parce que je rêve d'utopie, comme toi j'ai relativisé.

C'est vrai qu’Hamid a pu être maladroit auprès des chevaux, mais il est aussi d'une extrême douceur avec eux, même amicale et aimant. Tu sens qu'il est très sensible et qu'il veut bien faire, même si parfois il se prête au jeu de les chauffer un peu parce qu'ils ont du répondant, étant entiers. Mais Hamid leur parle, et même un jour, Kimbo s'est cabré en sortant du boxe, il est arrivé en sandale et est allé lui faire un câlin au poitrail et il s'est calmé tout de suite (incroyable!) 😯 Brahim nous expliquait qu'il avait laissé Hamid apprendre tout seul, par lui-même... Tu le sens très proche des chevaux et ça fait chaud au cœur !

Vos chevaux sont aimés, et vous faites au mieux que vous pouvez c'est le principal 😊




Alice :


Coucou Manon,


Je parcours Facebook et j'ai vu l’annonce pour les prochains woofings, c'est trop chouette ! Tu es super réactive sur les réseaux et votre site, je suis scotchée !

On a discuté avec Brahim vite fait hier matin, je lui ai dit un peu ce que je pensais de ce woofing et des idées pour la suite, je te fais un retour aussi, j'ai le temps d'y penser là 😜

Pour le positif :

- génial d’être à 5 woofeuses et le hasard fait que l'on s'est super bien entendues

- le logement est top, confortable pour les "touristes" que nous sommes et en immersion partielle dans la vie Marocaine

- perso j'ai dormi 15 jours sur la terrasse, je pense que même si vous vivez en dessous ça se fait complément d’accueillir du monde en proposant ce dortoir. ;)

- vos installations équestres sont juste ce qu'il faut pour faire ce qu'il y a à faire et entraîner un peu les chevaux en carrière, je trouve ça vraiment bien pour des chevaux de rando de travailler aussi en longe, à pied, en dressage, et vos installations le permettent.

- j'ai adoré la liberté de proposer une peinture, un bricolage, c'est bien de pouvoir être force de proposition !

- il n'y a pas beaucoup de boucles de balades mais suffisamment de petits chemins à explorer pour ne pas s’ennuyer sur un mois. Je pense que ça vaudrait le coup d’avoir une sorte de carte (fait main, ou graphique) pour les woofers, afin de symboliser les endroits qu'on croise en balade et répertorier toutes les possibilités (on a trouvé des passages un peu improbables 😜) pour libérer Brahim et pouvoir varier les sorties.

- le monde équestre est riche de méthodes autant que de cavaliers et j'ai vraiment apprécié la liberté que les gars nous ont laissé pour travailler les chevaux, en longe, avec ou sans enrênements, en licol, changer de mors, de selle, tester des trucs...

Un grand merci pour la confiance en nous !


Pour la partie 'à améliorer' :

- c'est un + comme un -, on a manqué de directives parfois... Du coup c'était un peu un casse-tête le soir de prévoir le lendemain en fonction des envies de chacun concernant l’itinéraire, les chevaux, le reste de la journée si on voulait aller faire autre chose après... En sachant qu’en arrivant à l’écurie le matin les gars dormaient encore, ou les chevaux n’avaient pas mangé, donc on attendait ensuite le réveil de Brahim pour faire valider notre idée, mais des fois il avait d’autres choses en tête aussi, donc ça rechangeait tout... Donc super intéressant pour la gestion de groupe et les relations, mais source de tension aussi des fois car certains aiment être drivés, d’autres sont pas bien quand c'est pas organisé à l'avance, on perd un temps fou à se concerter à 5 et avoir le consensus de tous...

- pour soulager la maman de Brahim, ça peut être cool aussi de se dire qu'elle ne gère pas tous les repas (?) par exemple le petit dej les woofers pourraient être autonomes (sur l heure aussi..) et ainsi ça la décharge de travail. Ou alors le soir ? De mon expérience je pense que c'est le petit dej qui pourrait être fait nous-même, avec tous les produits à dispo.. Le soir c'est sympa de manger avec toi et Brahim, des copains, si vous êtes là, ou d’aller grignoter un truc dehors, je sais pas, je lance 1000 pistes :)

-5 woofers c'est vraiment une belle expérience pour cette fois-ci mais je pense que c'est trop pour votre structure. 2 comme tu proposes maintenant ça suffit à ne pas se sentir seul (sous réserve que tes 2 woofers s’entendent 🤣), c'est plus facile à organiser le travail entre eux et pour eux, autant avec les chevaux que pour bricoler à l’écurie, à la maison... Et pour l'immersion dans la culture, à 5 c'est vite trop pour rencontrer les gens. On était quand même assez souvent toutes ensemble. A 2 tu peux aborder, rencontrer, parler plus fluidement, même à l’écurie on sent qu'on veut toutes en savoir plus sur tout mais qu'on prend parfois beaucoup de place à 5. Du coup certaines ont une info, les autres sont encore à celle d’avant, on galère un peu aha

- 5 pour 6 chevaux c’était un peu problématique des fois, soit on sortait en 2 groupes, une montait deux fois, soit à 5 et fallait en laisser un.. Au fond on se débrouillait toujours mais c'était le casse-tête.

- après niveau équestre... Vos chevaux m’ont mis en difficulté au début... Le premier jour ça allait et puis au fur et à mesure de notre autonomie du début, ça s'est dégradé, ils nous testaient. Finalement on a repris le lead mais au prix de quelques bleus 😅 il faut vraiment des cavaliers matures, clairs et expérimentés avec les chevaux, pour pas qu'ils aient de problèmes et d’appréhensions. A 5 on a pu mettre nos 5 cerveaux en commun pour nous rebooster, car il y a eu des jours avec l’envie d’abandon un peu. Après les chevaux avaient un peu des habitudes bizarre avant qu'on arrive, on sent que les gars étaient pas sereins et confiants non plus dans leur approche, leur façon de les sortir... Des lions en cage qui bondissaient hors des boxes, j’avais jamais vu ça moi, je venais pour faire du poney 😄 (NB : Brahim et Manon ont été absents les 4 mois précédents ce woofing, c’est Hamid qui a pris en charge la gestion de l’écurie et Hamid débute avec les chevaux. Il ouvrait donc les portes des boxes pour les laisser courir librement jusqu’au paddock, afin d’éviter les accidents à pied, vu son manque d’expérience. Donc en effet, de mauvaises habitudes s’étaient installées à ce niveau !).

Ah et aussi, j'ai proposé à Brahim mes services si vous voulez une assistante guide de rando, je cherche à bosser à l'étranger et j'ai conscience du fait que j’aurai du mal à trouver des missions ponctuelles et payées, donc je me dis que ça peut être un bon parti pour vous d’avoir une 2eme guide qui aide et connait vos chevaux, et pour moi de vivre mon métier bénévolement ? 🙂

Je m’arrête là pour l'instant, si je pense à d’autres choses je te l’écrirai. Je serais contente d’avoir ton retour sur tout ça et d’en discuter si besoin ! ☺️"






Manu :


Tout commença un soir de Novembre, où je suis tombée par hasard sur l'annonce d'Amazir Cheval proposant une super aventure dans le cadre d'un Woofing. Il ne m'a pas fallu le temps d'une nuit pour réfléchir avant de proposer ma candidature. C'était comme une évidence...

J'ai tellement senti cet appel des grands espaces, qu'il était devenu vital pour moi de suivre ce que dictait mon cœur... Car c'est ainsi que je vis ma spiritualité, par le biais d'expérience humaine et animale (surtout les chevaux) qui m'apporte énormément... Je souhaite à quiconque de ressentir la même chose, ce sentiment de nourrir son âme en profondeur...

L'aventure commença quand j'ai reçu confirmation de Manon que je ferai bien partie de l'équipe ! Je me souviens de la joie immense qui me submergea ce jour-là !

Mon instinct ne m'avait pas trompée, ma place était bien d'aller là-bas et de vivre cette merveilleuse expérience qui s'offrait à moi...

Tout au long de ce périple dans ce beau pays qui est le Maroc, je n'ai cessé d'avoir énormément de gratitude... Tant pour les rencontres formidables avec mes coéquipières de voyage, qui sont devenue par la suite de véritables Amies, tant pour l'accueil chaleureux de l'entourage et la famille de Manon (des personnes que je n'oublierai jamais).

Ma première rencontre a été avec Ophélie, qui sans elle, l'aventure n'aurait pas été aussi belle... Que ce soit pour son incroyable talent d'organisation pour aller jusque-là ou pour nous avoir concocté un magnifique road trip après le woofing qu'on a toutes bcp apprécié !

Ensuite la rencontre avec Camille, Alice, Héloïse et Brigitte a été plus qu’enrichissante les unes que les autres... Je me sentais comme épanouie à leurs côtés...

La vie n'est-elle pas faite d'opportunités et de rencontres ? J'en ai eu la preuve !

Grâce à l'aide de Brigitte, par exemple, j'ai pu régler un acompte qui me permettait de m'inscrire à un stage d'éthologie au Costa Rica, dont je m'apprête à vivre ce mois-ci !

Grâce à la générosité ďHéloïse, en revenant directement du Maroc avec elle, j'ai pu vivre trois semaines supplémentaires, en tant que woofeuse chez elle, en Normandie. Certes ce n'était pas la même température que le Maroc 😅 mais j'ai adoré tant ça m'a apporté en terme d'expérience de gestion avec ses 150 chevaux !

Même si beaucoup d'émotions ne sont pas faciles à transmettre par écrit (rien de tel que de vivre le moment présent), voici mon ressenti vis à vis de mes aventures de ces deux derniers mois... J'ai littéralement transformé mes voyages en apprentissages !

Cette année nous a apporté à tous de nombreux défis, mais avec eux, elle a aussi apporté de nombreux enseignements et cadeaux. C'est souvent dans l'adversité que nous nous découvrons : nos forces, nos limites, nos choix, nos relations, nos valeurs, notre environnement...

Nous vivons toujours de nombreux événements qui nous mettent à l'épreuve et c'est quand on pense qu'on va abandonner qu'on fait preuve de courage et qu'on arrive à notre objectif. Ce sont les épreuves vécues qui nous transforment et nous permettent de découvrir nos forces !

De mon côté, grâce à ces challenges qui ont été nombreux avant de prendre la décision de voyager dans le monde, voici quelques cadeaux de la vie que j'ai reçus ces derniers temps :

Au Maroc, les chevaux et les personnes qui m'ont entourés, m'ont appris la force silencieuse et calme et m'ont inspirés par leur courage, leur sagesse, leurs capacités d'adaptation...

Je conçois bien que j'ai beaucoup de chance d'explorer, en cette période (certes difficile pour certain) une autre profondeur des relations humaines et équines où j'apprends à vivre mes relations différemment et à identifier les comportements dont je n'étais pas consciente... Car oui, travailler des étalons n'était pas toujours de tout repos 😅

J'ai pu développer de nombreuses compétences en matière de soins aux chevaux ainsi que mon sens de l'observation et mon ressenti...

J'ai réappris à faire silence autour de moi et me sentir sereine dans l'inaction, mais aussi à lâcher prise sur ce qui n'est pas important et me prenait de l'énergie au quotidien, et de profiter de moments simples...

J'ai appris à vivre à travers cette pandémie, en acceptant toutes les émotions inconfortables que cela nous fait vivre et cela a ravivé ma conscience de l'impermanence de la vie et l'importance de vivre pleinement et apprécier ce que j'ai et ceux qui m'entourent...

J'ai pu vivre de nombreux partages d'expériences de vie très enrichissantes avec des personnes de tous horizons...

J'ai eu la chance de participer au sauvetage d'une merveilleuse petite ânesse, que j'ai baptisée Mazira (en clin d'œil à Amazir) et œuvrer pour une cause en laquelle je crois profondément ! D'ailleurs, merci Manon pour le blog que tu as créé pour raconter son histoire et celle de mon intervention, avec le soutien des filles, pour lui offrir un avenir meilleur...

J'ai énormément de gratitude au quotidien pour tout ça !

En Normandie, j'ai pu assister à un stage en tant qu'animatrice et gérer un groupe d'enfants de 6 à 17 ans pendant une semaine... Vivre avec eux, leur apprendre à monter à cheval tout en prenant soin de lui... C'était une sacrée expérience !

Comprendre les enfants et observer l'interaction entre eux mais aussi entre eux et leur animal, m'a aidé dans ma relation aux chevaux (ben oui, vous le savez je fais TOUJOURS le lien avec les chevaux) 😅 et m'a aidé, également, à me découvrir une passion pour ce genre de travail qui est d'encadrer enfants - chevaux ensemble...

Et c'est juste magique !

J'ai même eu droit aux compliments du directeur du Centre équestre pour mes valeurs transmises aux enfants, chose apparemment, pas toujours innée chez certains jeunes animateurs...

En tout cas, maintenant que j'ai pris goût aux voyages avec un objectif équestre et grâce à toutes ces expériences riches de sens pour moi, petit à petit, je trouve ma place dans ce monde pour peut-être, un jour, trouver une place précise... Ou pas, peut-être, sommes-nous, tout simplement, tous porteurs d'un grand message et "voyager" fait partie de notre destinée et de notre mission de vie...

N'apprenons nous pas justement les uns des autres? Je dirais, alors, allons de porte en porte, parlons de cœur à cœur, vivons l'instant présent c'est tout ce qui importe notre âme finalement. Faisons briller notre lumière avec courage et détermination, nous avons tant de ressources en nous à partager !

Et j'ai toujours une pensée pour chacunes des personnes qui me soutiennent dans cette magnifique aventure qui est la mienne et dans tous mes périples que la vie m'offre l'opportunité de vivre en ce moment... Tout en souhaitant, tout le bonheur du monde aux gens et aux chevaux qui m'ont accompagnés sur ce bout de chemin et qui m'ont guidé dans leur univers... Un sentiment de liberté est né en moi, celui de réaliser mes rêves...


À jamais dans mon cœur, pour toujours dans mes pensées...


Et pour tout ça, MERCI Manon car sans toi rien aurait été possible...






Brigitte :


Ce woofing qui arrivait, c’était pour moi une bulle d’oxygène et de soleil dans un hiver maussade. Je n’aime pas l’hiver chez moi ! Il fait froid et humide, les jours sont courts, les chevaux sont dans la gadoue, et je ne monte pratiquement pas, contrairement d’avril à octobre où je suis par monts et par vaux. Les randos sont à l’arrêt.

C’était une véritable opportunité de pouvoir aller au Maroc en janvier, au soleil, vivre ma passion. J’ai attendu ce moment avec impatience et j’avoue avec un peu d’angoisse. Déjà je n’avais jamais pris l’avion toute seule !! haha !


Beaucoup de questions dans ma tête…Ce qui me stressait : j’allais arriver dans un groupe constitué depuis près de deux semaines… Je me connaissais. Je ne fais pas connaissance facilement … Autant je peux être extraverti, et grande déconneuse quand je me sens bien, autant je peux me renfermer sur moi-même quand je ne connais pas ou quand je ne me sens pas à l’aise … Pour tout dire j’appréhendais un peu. Les filles avaient eu deux semaines pour se connaître et construire une amitié (et en l’occurrence une sacrée amitié …) Moi, j’ arrivais et je n’étais pas forcément attendue !


A la descente de l’aéroport j’ai été agréablement surprise par l’accueil d’Ophélie qui m’a mise tout de suite à l’aise. Manu beaucoup moins au premier abord haha !! En fait j’ai compris plus tard qu’elle était hyper concentrée vu qu’elle conduisait et que c’était du « haut niveau » que de traverser Agadir si on voulait éviter l’accident !! J’ai compris plus tard qu’elle était plus qu’empathique ;)


On est passées à la maison et ensuite on est allées aux écuries faire connaissance avec les chevaux. Puis Héloïse, Alice et Camille sont revenues de balade accompagnées de Brahim. Camille partait le lendemain. Et là, ayant conscience de leur amitié très forte, mon questionnement du départ a refait surface … Je prenais la place de Camille ! Son départ était difficile pour toutes car une grande amitié était née. Je me suis sentie pas très bien et mal à l’aise …

Et puis une autre pensée est venue troubler le paysage : je pouvais être leur mère. Pour accueillir des personnes ce n’est pas gênant, pour du woofing, cela peut l’être. Mes trois enfants avaient l’âge des moins jeunes ! Comment est-ce que j’allais pouvoir m’intégrer ? Est-ce qu’elles allaient m’intégrer ? …. Ne pas être mal à l’aise … Cela n’a pas été toujours simple pour moi, même si dans la tête je suis restée plutôt jeune et ouverte… Je n’aime ni gêner, ni déranger. Cela arrive à en être phobique ! Je le sais. Alors j’ai tout fait pour que cela se passe bien et j’espère y être arrivée.


Ce woofing a été pour moi un arrêt sur image pendant deux semaines. Une ambiance du tonnerre menée par les filles, toujours positives, toujours souriantes, pleines de vie, pleine d’énergie. De vrais rayons de soleil en plus de celui qui brillait tous les jours !!

Dans les moments difficiles (car il y en a quand même eu;) elles voyaient toujours le verre à moitié plein, une façon de voir la vie.. Comme l’a décrit Manu …. « ce lâcher prise sur ce qui n’est pas important » …. « profiter de moments simples… »

Avec leur arrivée douze jours avant la mienne, elles m’ont fait part de leurs ressentis, de leur expérience de woofeuse marocaine avec tout ce que cela comporte : l’inorganisation, le report au lendemain…. Elles voyaient toujours le bon côté des choses même dans les moments pas très agréables. Merci à vous, un ENORME merci qui m’a permis de vivre pleinement ce woofing, vous qui avez éclairé ma vie pendant deux semaines, qui m’avez appris à positiver. Car qu’est-ce qu’on était bien !! Sans vous ce woofing n’aurai pas été le même !






Ophélie :


Hello Manon,


Je te fais donc un retour sur cette si belle aventure que Brahim et toi m’avez permis de vivre.

Il faut t’attendre à ce qu’il soit moins romancé que celui de Manu (haha), roman que je partage complètement et qui met en partie des mots sur ce que j’ai pu ressentir également.

Tout d’abord, évidemment, un grand merci à Brahim et toi de m’avoir (nous avoir) permis de vivre cette magnifique aventure et nous avoir fait confiance en nous confiant vos chevaux. La confiance que vous nous avez accordée est vraiment à souligner : peu de personnes laisseraient autant de liberté, d’écoute, de discussion, d’action concernant l’éducation de leurs chevaux, donc merci aussi.

Bravo à ton travail de recrutement et/ou ton instinct qui ont permis de former un groupe exceptionnellement complémentaire, bienveillant et enrichissant. Nous avons créé une véritable, sincère et simple amitié, aussi différentes que nous soyons, grâce à toi.

Un grand merci aussi, même à distance d’avoir pris autant soin de nous, de nous avoir accompagné et conseillé malgré tes obligations personnelles.

Merci de manière générale pour votre hospitalité, ce n’est pas commun de laisser sa maison à ses invités et personnellement, ça m’a beaucoup touchée. J’aurais été prête à dormir sous tente à l’écurie, (peut-être avec un toit vu les trombes d’eau qui sont tombées la 1ère semaine haha).

Une gratitude immense envers la maman de Brahim qui s’est donnée tellement de mal pour nous cuisiner des plats de reines matin, midi, (goûter), soir, très tôt jusqu’à très tard.

Un jour, un tajine, de la viande à tous les repas, ce que je sais être normalement un repas de fête. J’ai été extrêmement touchée de son implication pour nous et du rôle de maman qu’elle a pris avec nous.

Un spécial merci à Hamid qui a toujours été auprès de nous et toujours fait beaucoup d’efforts pour communiquer avec nous. On a vraiment découvert une personne formidable, au grand cœur, de confiance.

Je pense évidemment à ces nombreuses balades avec les chevaux, au travail de longe aux côtés des yeux bienveillants d’Alice, à tous ces matins en rigolant autour des boxes, à ces grands galops sur la plage, à ces paysages, ces petits-déjeuners avec vue sur la mer, ces câlins aux chevaux, tous ces moments où on a rigolé…

Je repense aussi à cette si belle soirée, aussi simple que pleine d’émotions, avec les amis de Brahim où nous avons rigolé, dansé tellement librement. Je repense aussi à Brahim et Hamid qui nous ont fait la surprise de visiter la région, dans de si beaux endroits, à l’école, au souk… et j’en passe.

En résumé, je ne saurais vous exprimer ma gratitude et ce auprès de l’ensemble de la famille Amazir, toutes de magnifiques personnes entre Brahim et toi, Hamid, Mohamed, la maman de Brahim pour qui je travaille encore la prononciation de son prénom (l’année prochaine, je serais opé).

En détail, je ne ferai des retours et des suggestions que sur les points qui selon moi sont peut-être à peaufiner pour vous assurer que le woofing est productif, en raccord avec ce qu’imaginent les woofeurs/woofeuses et sécuriser.


• Planning du woofing : mettre un cadre plus précis sur les objectifs du woofing/par semaine/par woofer (une sorte de fil rouge)

Par exemple, sur un prochaine woofing :

1ère semaine :

Avec les chevaux : travaux d’écuries, soins aux chevaux, travail à pied,

Objectif : faire connaissance avec les chevaux, prendre ses marques, identifier les axes de travail des prochaines semaines

Sur la « ferme » : fabriquer des portes-selles / décorer …


De mémoire, je me suis un peu laissée porter mais je trouve que de manière globale la 1ère semaine, nous sommes arrivées avec nos grosses bottes sans prendre le temps de comprendre comment Brahim et les garçons travaillaient avec les chevaux. J’ai toujours l’habitude de beaucoup observer avant d’agir et je pense que c’est primordial rien que pour la sécurité. Attitude qui nous a d’ailleurs causé quelques soucis la 1ère et un peu la 2ème semaine à mon sens, par manque d’observation et d’adaptation à des chevaux, méthodes que nous ne connaissions pas. J’ai d’ailleurs trouvé ça un peu « cavalier » (petit jeu de mot 😉) bien que cela traduisait d’un surplus de motivation et de bonne volonté.

 Ça peut peut-être paraître « stricte » mais je pense que ça pourrait permettre aux woofeurs d’être clairs dans leur tête, d’être raccord avec le planning de Brahim/des garçons, d’éviter les mauvaises surprises et de gérer des situations complexes à distance. Et au-delà de ça, niveau productivité et avancement de vos projets, ça pourrait aider ?


• Communication : de manière globale je dirais plus de communication.

Le fait qu’on soit 5 nous a beaucoup aidé car on a pu discuter nos opinions, nos objectifs, notre planning etc mais je pense qu’il aurait fallu que, parfois, Brahim prenne le lead. Il ne s’agit évidemment pas de d’instaurer un climat dictatorial haha mais de guider, d’être certain que le travail et les objectifs soient remplis. Aussi, sans que ce soit un reproche, parfois il serait plus « facile » d’avoir une visibilité sur le planning de Brahim et des garçons, pour pouvoir s’organiser, anticiper et être certaines que nos « tâches journalières » soient remplies.


• Connaissances/Compétences équestres :

Très honnêtement, de mon côté je pense que j’ai plus appris (des filles, de Brahim), qu’apporter en termes de connaissances et compétences équestres et c’est surement dommage pour vous. Je pense que mon niveau équestre était assez bon pour le travail à cheval demandé (du moins j’espère).

Néanmoins, j’ai pu peut-être me surestimer sur le travail des chevaux à pied, pour lequel je pensais avoir les bases. Bases qui ont dû se perdre entre ma dernière expérience de travail et le Maroc ou bases qui étaient finalement acquises car les chevaux que je travaillais savaient mieux que moi ce qu’ils faisaient haha. Mais je m’en excuse si ça a été le cas car ce n’était pas mon intention.

Tout ça pour dire que les compétences, au-delà d’équestres, m’ont semblées vraiment indispensables surtout avec l’autonomie que vous nous avez offert : connaissances « médicales », expériences quotidiennes avec les chevaux, diplômes, compétences d’orientations, de sorties en extérieur… et que ça aurait été bien plus compliqué de se retrouver qu’avec des « Ophélies » en woofing (bien qu’extrêmement motivée, de bonne volonté et qui n’a peur de rien hahaha).


• Vie quotidienne sur place :

Tu connais mon amour pour ce pays, sa culture, son histoire, ses paysages, ses habitants, ses traditions.

Mais j’ai l’impression qu’avec l’image « détente » et très hospitalière du Maroc, certaines personnes ont tendance à être un peu trop « familières », être peut-être un peu naïves et « à l’aise ». En ce sens, je pense qu’il est important de rappeler certaines « banalités » de sécurité.

D’ailleurs, peut-être que quelques mots sur les coutumes, traditions, mots/expressions sur le Maroc permettraient d’y aider ? 😊





Camille (qui n’est restée que les 2 premières semaines, dont 10 jours de pluies !) :


Petit message pour te dire merci, tellement ravie d’avoir revu tes beaux chevaux et voir qu’ils sont toujours aussi bien ! Vous méritez tellement que ça marche, je vais essayer de vous envoyer du monde 😘

J’ai passé deux semaines trop cools, on ne pouvait pas être mieux reçues, la maman de Brahim était au petit soin 👌🏻 Magnifique expérience, et grâce à toi j’ai rencontré de super filles qui sont devenues des amies.

Gros bisous, bon courage pour ta grossesse et plein de bonheur 💕




Encore merci à tous ! 💖


Désolée Brigitte, c'est la seule photo de groupe que j'ai... à mon avis tu étais derrière l'objectif ?😁




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